
Mon minibus est avancé à 7h30 précise. Le patron sera accompagné d'un chauffeur. Tout ça pour moi, quel luxe ! Je règle la note de l'hôtel et nous voilà partis. Je suis comme un pacha à l'arrière tout seul. Ils sont sympas, ils s'arrêtent temps en temps pour que je puisse prendre quelques photos. Ça, en bus, c'est pas possible. Nous mettons à peine une heure et demi pour nous rendre à Sigiriya. La route est très étroite. Deux véhicules arrivent à peine à se croiser. Au loin, on aperçoit le fameux rocher où est perché la forteresse de Sigiriya. Mes chauffeurs me déposent à l'entrée du site. Sigiriya est un peu le "Machu Picchu" du Sri Lanka. Je retrouve donc la même faune touristique. Il est seulement 9 heures et il y a déjà un monde incroyable. Des bidochons du monde entier. J'adore. Après avoir acheté mon billet, je commence donc l'ascension. Autour de moi, ça baragouine toutes les langues. La forteresse de Sigiriya a été construite par un prince qui a tué père et frère pour accéder au trône. Pour se défendre des éventuelles représailles, il a édifié son nouveau palais au sommet d'un immense rocher granitique, qui fait environ deux cent mètres de haut. J'imagine le boulot qu'il a fallu accomplir pour acheminer tous les matériaux de construction là-haut. C'est assez impressionnant. La montée est vertigineuse mais pas trop dure. On est tous à la queue leu leu en attendant que ceux de devant avancent un peu. Ça donne des bouchons interminables devant les escaliers et les passerelles. Sur la falaise, on peut apercevoir quelques niches taillées dans la roche. C'est que le prince, un tyran à ce qu'il parait, faisait placer ces ouailles récalcitrantes. S'ils glissaient ou s'endormaient, ils tombaient dans le vide. Bien fait pour eux ! Machiavélique mais assez efficace pour qu'on lui foute la paix. Quand j'arrive enfin là-haut, le panorama est fantastique. On ne voit pas bien loin à cause de la brume. Ca sent la pluie. Il ne reste plus grand chose comme vestiges. Quelques murs en briques, un grand réservoir d'eau et on devine des jardins. J'imagine que les résidents devaient bien vivre ici. Par contre, le livreur de pizzas devait en chier. Les gros nuages noires s'amoncellent et la pluie chaude commence à tomber. Je redescends avant que la roche ne soit trop glissante. Je retrouve mes gens au parkings. Ils m'attendaient au garde à vous. Nous reprenons la route pour Dambulla, à une vingtaine kms de là. Ils me déposent devant l'entrée des grottes. Il y a là un immense temple bouddhique construit récemment par les thaïlandais. Affreux. Il faut encore montrer quelques marches pour accéder à un monastère bâti à l'intérieur de grottes. Encore pas mal de monde mais comme il est midi, je profite de l'accalmie déjeunatoire. Il y a là cinq temples, les uns à côté des autres. Plus d'une centaine de bouddhas à l'intérieur. Mais pour une fois, il n'ont pas l'air en toc. Moi qui sature un peu des bouddhas, j'avoue que ceux-là sont assez jolis. Après plein de belles photos, je redescends. Je retrouve mes nouveaux amis qui m'emmènent déjeuner dans un restaurant pour touristes. C'est cher mais c'est bon. Puis nous reprenons la route pour Kandy, la deuxième ville du pays. Nous faisons juste un petit arrêt dans un centre de plantes aromatiques. Un type qui se débrouille pas mal en français me présente toutes les plantes qu'on peut trouver au Sri Lanka. Le but étant bien entendu que je lui achète quelques potions magiques après. C'est de bonne guerre. Comme il m'a l'air sympathique, je lui achète un petit flacon de crème épilatoire à base de plantes naturelles. Je ne sais pas ce que je vais en foutre mais au moins, je lui aurai acheté un truc. Nous voilà repartis. Nous arrivons à Kandy en fin d'après-midi. C'est une ville d'altitude entourée de collines. Plutôt sympa. Comme je ne sais pas trop où crécher ce soir, le patron me propose une chambre d'hôtes tenue par une amie de sa femme. Pourquoi pas. C'est toujours sympa de dormir chez les gens. On est accueilli par une charmante vieille dame. Sa maison est perchée sur un flanc de colline. Elle est très agréable. La chambre est superbe. Je dis au revoir à mes chauffeurs puis vais me reposer un peu de cette longue journée. Chouette, il y a une connexion wifi qui n'a pas l'air trop mal. Je vais peut-être enfin pouvoir balancer mes photos. La dame me prépare un excellent dîner. Je discute un moment avec un couple de brésiliens qui sont en voyage sabbatique. Ça m'a donné envie de retourner là-bas.
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