
Hier, Nimal m'avait proposé de continuer la balade en allant voir le site de Mihintale, situé à 17 kms. Mais ça faisait un peu trop loin pour moi en vélo, et j'étais déjà bien crevé de ma journée. Il m'a donc proposé que son cousin m'y accompagne ce matin en tuk-tuk. J'ai bien entendu accepté. En échange, je lui ai trouvé deux touristes hollandaises qui voulaient faire le même tour que moi. Elles sont ravies. A huit heures, comme prévu, le cousin et son tuk-tuk me prennent à l'hôtel. Comme je pense ne pas revenir ici et aller directement à la gare routière après ma visite, j'emporte mon sac avec moi. Le cousin le gardera dans son engin pendant ma visite. La route pour se rendre à Mihintale est très passante. Camions, voitures et tuk-tuks à toute berzingue. J'ai bien fait d'avoir décliné l'offre de Nimal de faire le trajet en vélo hier. En plus, la route est sans intérêt. Le site de Mihintale est assez particulier car il s'agit d'un ancien centre religieux et royal perché sur une colline. Nous, les touristes, devons nous acquitter d'un droit d'entrée. Les sri-lankais, eux, ne payent rien. Ça ne me choque pas. Ils sont d'ailleurs très nombreux à gravir les marches taillées dans la roche. L'ambiance est plutôt familiale. Il y a comme un petit air de pèlerinage de Lourdes. La montée est raide mais on atteint le sommet assez rapidement. Les monuments n'ont rien d'exceptionnels. C'est surtout la vue qui vaut le coup. Malheureusement, le ciel est assez chargé et la visibilité moyenne. On dirait même qu'il va pleuvoir. C'est pas grave, c'est une balade sympa quand-même. Je monte sur une autre colline où se trouve un autre temple en ruine. Celui là est désert. Il est pittoresque et me rappelle les temples khmers. C'est de la même origine tout ça. Quelques familles pique-niquent sur marches des escaliers. Je retrouve mon chauffeur-cousin qui est pressé de rentrer. Il a d'autres clients à transporter. Il faut qu'on repasse à l'hôtel car j'ai oublié du linge qui séchait sur un fil dehors. J'ai juste le temps de me changer et il me dépose à la gare routière où je trouve un bus pour Polonnaruwa sans trop de difficulté. Ambiance très locale mais toujours bonne. J'aime bien. Le chauffeur doit être de la même famille que celui de la dernière fois. Conduite acrobatique et symphonie en klaxon mineur. La route est assez monotone. Heureusement que le chauffeur est là pour mettre de l'ambiance. Au bout de quatre heures de serrage de fesses, on arrive enfin à Polonnaruwa. Je négocie ferme avec un tuk-tuk pour m'accompagner à mon hôtel. Une charmante petite maison familiale dans un coin de nature paisible. Elle est tenue par une mama à fort caractère mais très sympathique. J'ai enfin une faible connexion internet, suffisante pour les mails et mon blog, mais pour les photos, il faudra attendre. Le soir, je dine avec une famille danoise. On se partage une bière, le champagne local.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire