samedi 21 décembre 2013

Negombo

Je n'ai pas vraiment réussi à dormir dans l'avion. On était serré comme des sardines. Je suis un peu nase mais faut que je tienne. La queue devant les formalités de police est interminable. Ça passe au compte goutte. Comme je n'ai pas enregistré de bagage en soute, je peux sortir rapidement. Juste le temps de tirer un peu de fric local, la roupie srilankaise, au distributeur et je suis dehors. Il est à peine six heures et on sent déjà la chaleur moite monter. Je sors carrément de l'aéroport pour prendre un tuk-tuk qui va me couter trois moins cher que les taxis officiels. Il m'emmène à vive allure à Negombo, à 15 kms de là. Ici, on roule à gauche. Il va falloir que je m'habitue. Negombo est une petite ville de pêcheurs où l'on trouve, parait-t-il, des petits hôtels sympas et plus calmes qu'à Colombo, la capitale. J'en trouve un sans mal, le "Star Beach", au bord de la plage, tenu par une famille très sympathique et souriante. La chambre n'est pas luxueuse mais il y a de l'eau chaude. J'en profite pour prendre une bonne douche salvatrice et après, un petit déjeuner sur la terrasse, face à la mer. Le paradis. Que Paris est loin... J'ai sommeil mais il ne faut pas que je craque sinon je suis foutu et n'arriverai pas à m'habituer au décalage horaire. Je prends donc mon appareil photo et vais me promener en ville à pieds, comme d'habitude. Comme il est encore tôt, il n'y a pas grand monde dans les rues. La lumière est très belle et la chaleur supportable, mais je sens que ça ne va pas durer. Je passe devant une église, et plusieurs temples hindous. La ville est à majorité chrétienne à cause des portugais qui l'ont occupé longtemps. Je m'arrête quelques instants au cybercafé pour imprimer une copie de mon passeport. J'ai oublié de le faire avant mon départ et ça m'évite ainsi de me balader avec mes papiers originaux, que je laisse en sécurité à l'hôtel. Il parait qu'au Sri Lanka il n'y a pas trop de risque de vol, mais au moins, je me sens plus léger. Au bout de la vieille ville, sur la plage, se trouve le marché aux poissons. Les pêcheurs étalent leur pêche sur des bâches pour les sécher. Des sardines, des maquereaux, des sèches et toutes sortes de poissons de couleurs différentes. Ça fait de très belles photos. Ici, apparemment, ce n'est pas un problème pour photographier les gens. Mais je leur demande toujours avant par politesse. Comme ça, j'ai droit à un petit sourire en prime. Un petit vieux, qui m'a vu venir de loin, me propose de me guider. Après tout pourquoi pas. Il m'explique un paquet de trucs sur la pêche et la vie ici. Il me coûte un petit billet mais cela me permet d'être à l'aise pour prendre des photos. Accompagné, les gens ne posent pas de questions. Et puis, je découvre des endroits que je n'aurais jamais trouvé tout seul. Je fais plein de belles photos de bateaux et de pêcheurs. Ensuite mon guide me raccompagne au centre ville. Petit tour au marché aux fruits et légumes puis je m'arrête dans une pharmacie pour acheter des boules Quies. J'ai perdu les miennes dans l'avion et sans elles, impossible de dormir convenablement. Je suis trop sensible aux bruits. Je suis un peu paumé. Je n'arrive plus à retrouver mon hôtel. Heureusement, un tuk-tuk me raccompagne pour quelques roupies. Il est à peine dix heures et la chaleur devient étouffante. Vite une autre douche. Puis le sommeil finît par l'emporter, je m'endors deux petites heures. Dans la soirée, je profite de l'accalmie de la chaleur pour aller faire un tour sur la plage. Il y a pas mal de touristes qui se baladent sous l'oeil amusé des autochtones. Quelques catamarans traditionnels sont remontés sur la plage. Je trouve un bistrot qui a une connexion wifi qui débite pas trop mal. J'en profite pour envoyer mes photos, mon blog et répondre à mes mails. Je ne traine pas car je suis bouffé par les moustiques. Ce soir, il faudra que je pense suspendre ma moustiquaire.

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