
Mon guide passe comme prévu me chercher à 7h30 pétantes. Il s'appelle Nimal. Je ne lui donne pas d'âge, sans doute le même que le mien. Nous voilà partis pour une bonne journée de balade pour visiter des sites archéologiques situés à quelques kms de là. Il connait ces lieux comme sa poche. Il a l'habitude de trimballer des touristes comme moi. Je me demande pourquoi j'ai emporté mon Routard. Je n'en ai pas besoin, je le suis en toute confiance. L'avantage de partir tôt, c'est qu'il fait frais, que la lumière est magnifique et que les sites sont encore déserts. Quel bonheur de circuler en vélo. On sent les bonnes odeurs des fleurs et des rizières. On a un sentiment de bien-être. On emprunte les petits chemins, inaccessibles en véhicules. Et comme tout est relativement plat, pas besoin de forcer sur les pédales. Nimal m'explique un paquet de trucs sur la faune et la flore. Je ne comprends pas tout. Il parle un anglais approximatif comme moi, donc tout va bien. Il me raconte l'histoire des royaumes sri-lankais. C'est très intéressant mais j'avoue que je n'ai pas tout retenu. On visite pas mal de temples bouddhistes qu'ils appellent "Dagoba". Ça ressemble beaucoup aux stûpas indiens. Quand on en a vu un, on les a tous vus. On s'en lasse assez vite. C'est surtout pour leur cadre agréable et reposant qu'ils m'intéressent. Je me régale en photo. Les sri-lankais acceptent assez facilement de se faire photographier. Il n'y a pas grand chose d'interdit ici. Même à l'intérieur des temples, c'est autorisé. Pour moi, c'est le paradis. L'avantage de se balader avec un guide, c'est qu'on est peu sollicité par les marchands ambulants et les pseudos guides qui vous harcèlent pour vous proposer leur service. Rien que pour ça, Nimal vaut vraiment le coup. Et puis, il faut reconnaître que je n'aurais jamais trouvé tout seul les endroits qu'il me fait découvrir. Les gens et surtout les enfants me disent souvent bonjour et me font de grands sourires. Ça va, ils ne sont pas encore pourris par le tourisme de masse. Pourvu que ça dure... On croise pas mal d'animaux sauvages. Des espèces d'écureuils, des singes de toutes sortes, des pique-bœufs,... J'ai même aperçu un gros varan qui s'est vite caché sous un rocher. Vers dix heures, la chaleur commence sérieusement à monter. Ma bouteille d'eau se vide rapidement. Heureusement, mon guide trouve des chemins à l'ombre des arbres. Les temples sont remplis de sri-lankais drapés de blanc qui viennent en pèlerinage. Il y a finalement assez peu de touristes occidentaux. Quelques allemands, des italiens, des anglais et bien sur, pas mal de français. Les marchands ambulants connaissent même quelques mots en frenchie. Ça me fait rigoler. La visite se finit par le musée. Pour être honnête, pas grand chose d'intéressant. Il paraît que la plus part des œuvres ont été rapatriées à Colombo durant la guerre. Elles finiront sans doute par revenir un jour. Vers 16 heures, Nimal me conduit dans un restaurant local en ville. Je meure de faim. Il ne veut pas déjeuner avec moi car il doit retrouver sa famille. Je lui paye son dû et lui laisse un gros pourboire bien mérité. J'ai vraiment eu la chance de le rencontrer celui-là.
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