mardi 31 décembre 2013

Galle

Le fort Galle est la partie coloniale de Galle. C'est une petite citée classée récemment au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ça veut dire que toute construction doit respecter un cahier des charges précis pour ne pas dénaturer le site. Le bon coté, c'est que c'est super mignon. Le coté un peu plus ambigu, c'est que ça va rapidement devenir un village musée qui met en valeur ses aspects coloniaux et perd un peu de son âme. Il y a encore pas mal de locaux qui vivent là, mais pour combien de temps ? Il y a apparemment une grosse communauté musulmane ici. Une vieille église a même été transformée en mosquée. C'est étonnant. Les touristes sont essentiellement occidentaux, notamment français, et asiatiques. Il y a un petit coté Saint-Tropez. Tout est propre, ou en passe de le devenir, et bien léché. Il n'en reste pas moins que, pour nous autres touristes, c'est un chouette endroit. Il y fait bon vivre. Il y a pas mal d'hôtels, de restaurants, bijouteries, magasins de souvenirs et autres petits musées. Je vais prendre mon petit déjeuner sur la terrasse d'un hôtel de style colonial avec vue sur la mer. Comme il est encore tôt, je suis tout seul. Puis je vais faire une promenade sur les remparts. Ils font le tour de la citée. Il fait encore frais et il n'y a pas encore grand monde, il faut en profiter. Après, je vais me balader dans les petites ruelles intérieures. C'est calme. Il y a très peu de voitures. Seuls quelques tuk-tuks ont le droit de circuler. Je tombe par hasard sur un centre de massage qui propose du fish spa. Le principe est simple, on met ses pieds dans un petit bassin rempli de petits poissons qui vous mangent vos peaux mortes. Ça m'amuse, je me laisse tenter. Dès que je plonge mes pieds dans l'eau, tous ces petits voraces se précipitent pour me becter. Ça fait une drôle d'impression. Au début, ça chatouille un peu mais on s'y habitue vite et ça devient même très agréable. Au bout de 15 minutes, on ressort avec les pieds tout doux au toucher. C'est vraiment sympa. Expérience à renouveler. Je vais faire un petit tour au musée maritime. Il n'y a pas foule, je dois être le seul visiteur. On allume les salles rien que pour moi. Quelques bateaux de pêches et pas mal de trucs trouvés dans les fonds marins. Vases de Chine, canons, et autres trésors. Rien de transcendant mais le bâtiment est joli. En quittant le musée, je fais un petit détour par la plage où se trouvent des barques de pêcheurs. Je discute un peu avec les vendeurs de poissons et en profite pour prendre de belles photos. Je rentre au guesthouse prendre une bonne douche. A la tombée de la nuit, il y a une panne de courant générale sur toute la ville. On est dans noir complet. Ça ne va pas faire les affaires des commerçants, surtout un 31 décembre. Seule la fête foraine qu'on entend au loin a du jus. Normal, ils s'alimentent sur un groupe électrogène. Plutôt que de rester dans le noir, je décide d'aller y faire un tour. Ambiance de kermesse très sympa. Beaucoup sont venus en famille. Faut dire que les manèges sont plutôt dédiés aux enfants. Il y a même un vendeur de barbe à papa...

lundi 30 décembre 2013

Bus vers le sud

Lorsque je me lève, il y a de la brume matinale partout. On voit à peine les collines environnantes. Mais je pense que ça va se lever rapidement. Je prends vite fait mon petit déjeuner sur la petite terrasse. Les enfants viennent discuter avec moi, je ne comprends absolument rien de ce qu'ils me racontent mais on rit bien quand même. Puis le patron m'emmène à l'arrêt de bus en ville avec son tuk-tuk. Je le remercie chaleureusement pour son accueil. J'ai une petite demi-heure à attendre le bus qui va à Matara, plein sud au bord de la mer. De là, j'en prendrai un autre pour Galle. C'est là que je veux me rendre. Soudain un type s'approche de moi et me tend la main en me disant "salut Vincent !" C'est qui ? Il retire ses lunettes de soleil et là, surprise, je reconnais Alain, un routard parisien avec qui j'avais fait un bout de chemin en Patagonie chilienne. Incroyable ! Se retrouver ici, à l'autre bout du monde. Je lui raconte vite fait la suite de mes aventures sud-américaines. Puis nous nous quittons car nous n'allons pas au même endroit. Comme le monde est petit. Le bus arrive à l'heure. Il est déjà plein. J'ai le mauvais pressentiment que je vais faire tout le trajet debout. La route montagneuse tourne, tourne, et tourne encore. Comme je ne vois pas grand chose car je suis trop haut pour voir à travers les fenêtres, j'ai rapidement mal au cœur. Je ne tiendrai jamais comme ça 6 heures. En plus, on est entassé. Difficile de trouver une bonne position. C'est l'enfer. Heureusement, nous quittons la montagne au bout d'une heure. La route devient moins sinueuse. Et par chance, le bus crève un pneu. Le temps qu'ils changent la roue, ça me permet de reprendre des forces en marchant un peu au bord des rizières. Puis c'est reparti. Ça va mieux, j'ai repris des couleurs. Je réussi à m'asseoir sur un sac. C'est tout de même plus confortable. La route est maintenant droite. Les paysages changent au fur et à mesure que nous descendons vers le sud. D'abord ce furent des forêts d'hévéas et champs de thé, puis des petits arbustes qui rappelle la savane africaine et enfin la végétation côtière. Nous atteignons assez rapidement la côte. Il fait maintenant beaucoup plus chaud et surtout plus moite. Mais ça fait presque du bien après la fraîcheur des montages. Nous longeons la mer pour arriver à Matara. Je trouve rapidement un autre bus qui m'emmène jusqu'à Galle, un ancien port colonial d'abord tenu par les arabes, puis les portugais, puis les hollandais et enfin, plus récemment par les anglais. C'est une ville chargée d'histoire qui servait de comptoir entre l'Europe et l'Asie. La vieille ville est tellement proche de la gare routière que j'y vais à pied. Ça m'évitera les éternelles négociations avec les tuk-tuks. Je traverse l'enceinte fortifiée et cherche un guesthouse. Le premier est complet. Le second a encore une petite chambre de libre. C'est pas le grand luxe mais c'est pas cher. Je prends une bonne douche pour évacuer toute la fatigue du voyage. Puis je vais me promener sur les remparts à la tombée du jour. C'est très joli. Comme je n'ai pas mangé de la journée, je dîne dans un petit resto indien, un excellent tandoori.

dimanche 29 décembre 2013

Ella

Aujourd'hui, je sens que ça va être une journée cool. Petites balades dans les environs sans trop forcer. Je vais prendre mon petit déjeuner sur la terrasse du dernier étage. Il fait beau et la vue est splendide. Que c'est bon d'être là. Le patron me dit que malheureusement je ne pourrai pas rester là ce soir car tout est complet. Mais il va me trouver un autre hôtel dans le même genre. Après tout, pourquoi pas. Ça me changera d'endroit et comme dans le coin, tout est beau... Je décide d'aller gravir le "Little Adam's Peek". C'est la petite montagne qui domine la région. Il parait que la balade vaut le coup et que, de là-haut, il y a un très beau point de vue. Je me promène tranquillement à travers les champs de thé. Il y a un beau soleil qui ne tape pas trop fort, c'est très agréable pour marcher. L'ascension se fait relativement facilement. Je rencontre quelques touristes mais rien à voir avec l'affluence de ces derniers jours. Au sommet, le panorama est superbe. Ce n'est pas de la haute montagne mais c'est quand même assez pentu. Comme il y a de la brume de chaleur, on ne voit pas l'horizon. Mais c'est joli. Chouette endroit en vérité. Puis je redescends doucement. En traversant les champs de thé, j'aperçois des cueilleuses. Ce ne sont que des femmes tamoules. Elles récoltent en silence les pousses vertes. Je m'approche d'elles et leur demande la permission de les prendre en photo. Elles acceptent en souriant. Que les sri-lankais sont gentils, c'est incroyable. Un peu plus haut, sur le sommet d'une colline, il y a un hôtel-restaurant assez luxueux avec des cottages qui ont une vue magnifique sur la vallée et une piscine. J'en profite pour boire une bière et manger un morceau. C'est cher mais c'est bon, on paye le site. Un petit luxe de temps en temps n'a jamais fait de mal à personne. Puis je redescends à mon hôtel où m'attend un tuk-tuk pour m'accompagner à un nouvel endroit où ils ont de la place pour m'héberger. Ce n'est pas très loin. Une petite maison avec deux chambres donnant sur un balcon avec une vue superbe sur le vallée. Un peu plus bas, il y a un viaduc où passe le train. C'est génial. On a envie de rester là plusieurs jours. Le soir, je vais dîner sur une petite terrasse de la famille d'accueil. Délicieux.

samedi 28 décembre 2013

Le train

Tout le monde en parle, il faut absolument prendre le train au moins une fois au Sri Lanka. Je décide donc de le prendre pour me rendre à Ella, un petit village situé à 150 kms au sud-est de Kandy, dans la montagne. Le Routard dit que cet endroit vaut vraiment le coup d'œil. On va voir ça. Je quitte donc ma petite grand-mère à 7 heures et prends un tuk-tuk pour me rendre à la gare. Il pluviote un peu, un espèce de crachin. Je comprends pourquoi les anglais se sont plût ici. J'espère que ça va se lever. Comme il est tôt, on évite les bouchons infernaux. J'achète mon billet, une misère. Ici, il y a 3 classes. La 3ème pour les fauchés avec des banquettes en bois, la 2ème avec des fauteuils en skaï et la 1ère pour les riches, c'est à dire les touristes qui ont réservé. Je n'ai pas eu le choix, on m'a refilé une 2ème classe. Ça tombe bien, c'est ce que j'aurai choisi. Le train part avec une demie heure de retard mais il parait qu'ici c'est normal. Il est bourré de routards avec sac à dos. Les sri-lankais prennent le train par nécessité, les touristes blancs, comme moi, par curiosité, comme une attraction. Quand le train arrive en gare, il est déjà plein à craquer. Il arrive sans doute de Colombo. Ce sera donc la position debout, pas le choix. J'arrive tout de même à trouver un endroit où poser mon sac. L'intérieur du wagon est relativement propre. Il n'a pas l'air très vieux. Il y a deux rangées de deux sièges. Alors que les touristes occupent un siège, les sri-lankais sont par quatre voire plus pour deux sièges. Et ils n'arrêtent pas de manger. Il y a d'ailleurs un grand nombre de marchands ambulants qui se faufilent entre les passagers pour proposer toutes sortes de friandises. Fruits, beignets, yaourts, boissons, cacahouètes, etc... L'ambiance est conviviale. Tout le monde se sourit. Les sri-lankais sont content de voir des touristes et les touristes content d'être là. C'est pour eux une expérience inoubliable. Deux contrôleurs tentent de vérifier tous les billets en escaladant les valises et les passagers. De vrais acrobates. Lorsqu'on entre dans un tunnel, les enfants hurlent et sifflent par les fenêtres. C'est marrant. Au début, on traverse la jungle avec des rizières en contrebas. Mais lorsqu'on monte dans la montagne, les paysages changent. On aperçoit des champs de thé à perte de vue. Certains flancs de montagne en sont recouverts. On dirait des massifs de haies d'un vert fluo taillées au ciseaux. Ça grimpe pas mal. Le train va maintenant beaucoup moins vite. La température, elle, par contre, baisse de plus en plus. Il fait presque froid. Au bout de trois heures de position debout, je n'en peux plus. Je demande à une touriste allemande si je peux m'asseoir sur un petit bout de son siège. Si la position n'est pas des plus confortables, ça fait du bien quand même. Au fur et à mesure des arrêts le train se vide un peu et on respire mieux. Nous arrivons enfin à la gare d'Ella vers 16 heures. Le village est effectivement assez joli. La plus part des touristes descendent là aussi. Et il y en a un paquet. Oula, ça fait peur. Ca risque d'être compliqué de trouver une chambre de libre. Au premier hôtel, on me fait comprendre que tout est complet mais, que si je le souhaite, on peut m'orienter vers un autre hôtel à deux kms de là, au milieu des champs de thé. Bonne idée, je prends. Un tuk-tuk passe me chercher quelques instants plus tard et m'accompagne dans un endroit magique. Un nouvelle bâtisse de trois étages au milieu d'une forêt d'hévéas et entourée de champs de thé. Ma chambre a un grand balcon avec une vue splendide. J'ai quand même un bol pas possible. Le soir, excellent dîner sur la terrasse du dernier étage. Le pied. Je discute avec deux routards français très sympas. On se raconte nos voyages.

vendredi 27 décembre 2013

Kandy

Je voulais aller visiter la ville à la fraîche, c'est raté. Je me réveille à 9 heures. Cette nuit, il y a un chien qui n'a pas arrêté d'aboyer. Même les boules Quies n'ont pas suffit. Ce matin, il fait beau et frais. Je descends en ville avec un couple de jeunes français très sympathiques. Ils me racontent leur mésaventure à Roissy. Ils ont mis deux jours à partir. Il parait qu'il y a eu une révolte des passagers car on ne leur fournissait aucune explication. Même la télé est venue les interviewer. Ils ont bien cru que leurs vacances tombaient à l'eau. Finalement, ils ont pu partir quand même mais ils ont perdu un sac à l'arrivée, sûrement perdu dans une correspondance. Bref, maintenant ils vont mieux mais sont bien crevés. Nous allons visiter ensemble le temple de la Dent, un immense temple bouddhiste. On raconte qu'une princesse d'Inde aurait ramené ici une vraie dent du Bouddha. C'est devenu une relique et donc un lieu de pèlerinage pour tous les bouddhistes du monde entier. Les bâtiments sont simples et bien décorés mais rien d'ostentatoire. Il y a bien sur une monde fou. Il faut faire la queue pour accéder à chaque salle. L'ambiance est plutôt familiale et religieuse. Puis, nous allons nous balader en ville. Eux, doivent racheter les affaires manquantes de leur valise perdue. Bermudas, dentifrice, tee-shirts, etc... Moi, je vais plutôt me promener de mon côté. On se donne rendez-vous un peu plus tard pour déjeuner ensemble. Kandy est une ville assez agréable avec un beau lac, des bâtisses de style colonial et entourée de collines. On se croirait presque dans une ville suisse. Le problème, c'est la circulation et la pollution qui va avec. J'ai presque du mal à respirer tellement ça pue. Je visite un centre commercial et quelques boutiques aux alentours. Puis je retrouve mes français pour aller déjeuner dans un boui-boui. La bouffe est plutôt bonne. On a réussi à trouver une place sur une terrasse au premier étage. C'est sympa mais un peu bruyant. Après, nous nous dirigeons ensemble vers les gares. Eux, vont prendre leur bus pour Dambulla, moi, je vais à la gare ferroviaire pour me renseigner sur les horaires. Demain, j'aimerai aller à Ella, au sud-est dans la montagne. Il parait que le trajet en train vaut vraiment le coup. On se dit au revoir et bonne chance en espérant qu'ils auront désormais moins de galères. Je retourne à la maison d'hôtes en longeant le lac. La ballade est agréable mais le bruit des camions est insupportable. Le soir, ma petite grand-mère me prépare un excellent dîner. Ça y est, j'ai enfin pu mettre toutes mes photos sur internet. Il était temps...

jeudi 26 décembre 2013

Sigiriya et Dambulla

Mon minibus est avancé à 7h30 précise. Le patron sera accompagné d'un chauffeur. Tout ça pour moi, quel luxe ! Je règle la note de l'hôtel et nous voilà partis. Je suis comme un pacha à l'arrière tout seul. Ils sont sympas, ils s'arrêtent temps en temps pour que je puisse prendre quelques photos. Ça, en bus, c'est pas possible. Nous mettons à peine une heure et demi pour nous rendre à Sigiriya. La route est très étroite. Deux véhicules arrivent à peine à se croiser. Au loin, on aperçoit le fameux rocher où est perché la forteresse de Sigiriya. Mes chauffeurs me déposent à l'entrée du site. Sigiriya est un peu le "Machu Picchu" du Sri Lanka. Je retrouve donc la même faune touristique. Il est seulement 9 heures et il y a déjà un monde incroyable. Des bidochons du monde entier. J'adore. Après avoir acheté mon billet, je commence donc l'ascension. Autour de moi, ça baragouine toutes les langues. La forteresse de Sigiriya a été construite par un prince qui a tué père et frère pour accéder au trône. Pour se défendre des éventuelles représailles, il a édifié son nouveau palais au sommet d'un immense rocher granitique, qui fait environ deux cent mètres de haut. J'imagine le boulot qu'il a fallu accomplir pour acheminer tous les  matériaux de construction là-haut. C'est assez impressionnant. La montée est vertigineuse mais pas trop dure. On est tous à la queue leu leu en attendant que ceux de devant avancent un peu. Ça donne des bouchons interminables devant les escaliers et les passerelles. Sur la falaise, on peut apercevoir quelques niches taillées dans la roche. C'est que le prince, un tyran à ce qu'il parait, faisait placer ces ouailles récalcitrantes. S'ils glissaient ou s'endormaient, ils tombaient dans le vide. Bien fait pour eux ! Machiavélique mais assez efficace pour qu'on lui foute la paix. Quand j'arrive enfin là-haut, le panorama est fantastique. On ne voit pas bien loin à cause de la brume. Ca sent la pluie. Il ne reste plus grand chose comme vestiges. Quelques murs en briques, un grand réservoir d'eau et on devine des jardins. J'imagine que les résidents devaient bien vivre ici. Par contre, le livreur de pizzas devait en chier. Les gros nuages noires s'amoncellent et la pluie chaude commence à tomber. Je redescends avant que la roche ne soit trop glissante. Je retrouve mes gens au parkings. Ils m'attendaient au garde à vous. Nous reprenons la route pour Dambulla, à une vingtaine kms de là. Ils me déposent devant l'entrée des grottes. Il y a là un immense temple bouddhique construit récemment par les thaïlandais. Affreux. Il faut encore montrer quelques marches pour accéder à un monastère bâti à l'intérieur de grottes. Encore pas mal de monde mais comme il est midi, je profite de l'accalmie déjeunatoire. Il y a là cinq temples, les uns à côté des autres. Plus d'une centaine de bouddhas à l'intérieur. Mais pour une fois, il n'ont pas l'air en toc. Moi qui sature un peu des bouddhas, j'avoue que ceux-là sont assez jolis. Après plein de belles photos, je redescends. Je retrouve mes nouveaux amis qui m'emmènent déjeuner dans un restaurant pour touristes. C'est cher mais c'est bon. Puis nous reprenons la route pour Kandy, la deuxième ville du pays. Nous faisons juste un petit arrêt dans un centre de plantes aromatiques. Un type qui se débrouille pas mal en français me présente toutes les plantes qu'on peut trouver au Sri Lanka. Le but étant bien entendu que je lui achète quelques potions magiques après. C'est de bonne guerre. Comme il m'a l'air sympathique, je lui achète un petit flacon de crème épilatoire à base de plantes naturelles. Je ne sais pas ce que je vais en foutre mais au moins, je lui aurai acheté un truc. Nous voilà repartis. Nous arrivons à Kandy en fin d'après-midi. C'est une ville d'altitude entourée de collines. Plutôt sympa. Comme je ne sais pas trop où crécher ce soir, le patron me propose une chambre d'hôtes tenue par une amie de sa femme. Pourquoi pas. C'est toujours sympa de dormir chez les gens. On est accueilli par une charmante vieille dame. Sa maison est perchée sur un flanc de colline. Elle est très agréable. La chambre est superbe. Je dis au revoir à mes chauffeurs puis vais me reposer un peu de cette longue journée. Chouette, il y a une connexion wifi qui n'a pas l'air trop mal. Je vais peut-être enfin pouvoir balancer mes photos. La dame me prépare un excellent dîner. Je discute un moment avec un couple de brésiliens qui sont en voyage sabbatique. Ça m'a donné envie de retourner là-bas.

mercredi 25 décembre 2013

Polonnaruwa

Ce matin, rebelote pour une visite archéologique en vélo. Mais cette fois-ci sans guide. Il parait que ce n'est pas nécessaire. Les sites se trouvent facilement. Polonnaruwa est la seconde capitale historique après Anuradhapura. Les anglais, durant leur colonisation, ont découvert ces ruines qui étaient recouvertes par la jungle. Je pars assez tôt pour profiter de la fraîcheur du matin. A l'hôtel, on m'a refilé un vélo indien tout pourri. Mais ce n'est pas grave, il parait que c'est tout plat. Il faut d'abord passer au musée pour acheter son passe touristique. Cher pour ici mais quelques euros pour nous. Et puis, il suffit de suivre les indications et passer de site en site. Ça va, jusque là je maîtrise. Le premier est déjà plein de monde. Je décide alors de tenter ma ruse de sioux et de commencer par le site le plus éloigné pour revenir tranquillement dans l'autre sens. J'éviterai ainsi la foule. Et ça marche effectivement bien. Quel plaisir de visiter ces lieux sans personne. Ça change tout. J'ai de la chance avec la météo. Il fait humide mais beau. La lumière est bonne. C'est parfait pour les photos. J'ai l'impression d'être dans le "Livre de la Jungle". Je suis accompagné par des hordes de singes. Il y en a partout. Certains ont vraiment l'air humain. Ils ne sont pas méchants mais il faut tout de même se méfier, ce sont de grands chapardeurs. Ils ont même des techniques très au point pour détourner l'attention du touriste pendant que d'autres lui piquent son sac. Mais comment leur en vouloir, ils sont si mignons. Je passe donc de monument en monument. Certains sont assez bien conservés, pour d'autres, il faut avoir de l'imagination. Je m'arrête de temps en temps dans les petites buvettes pour boire du lait de coco. J'adore ça et c'est vraiment désaltérant. Ça me permet aussi de discuter avec les gens. Adorables en général. Ils sont fiers qu'on vienne visiter leur pays. La guerre a fait beaucoup de mal au tourisme local. Mais maintenant, ça va mieux. Certains monuments ressemblent beaucoup à ceux que j'ai pu voir à Angkor. J'ai aussi vu des murs qui reprenaient les mêmes principes que ceux des incas. Les grosses pierres sont posées sans joint. Un singe vient de voler une bouteille de lait à une touriste. Les autres singes se ruent vers lui pour lui piquer. On assiste à une bataille rangée dans l'arbre. Un vrai spectacle. Vers deux heures, des gros nuages noirs menaçant apparaissent dans le ciel. Il est temps de rentrer. Sur la route, je m'arrête dans un boui-boui pour déjeuner. Un bon poisson avec du riz au curry. La cuisine srilankaise est délicieuse. Un peu épicée mais j'aime bien. De retour au guesthouse, je prends une bonne douche et discute une peu avec le patron. Il me propose de m'accompagner demain en voiture à Sigirya, Dambulla et Kandy moyennant finance. D'abord j'hésite car je préfère circuler avec les transports locaux. Mais là, c'est compliqué. Il y a peu de bus pour aller là où je veux aller. Et puis, ça me ferait gagner trois jours, ce qui n'est pas négligeable quand le temps est compté. J'accepte donc sa proposition. Ce soir c'est la patronne qui fait le dîner. Il parait que c'est une fine cuisinière. On va voir ça.

mardi 24 décembre 2013

Mihintale

Hier, Nimal m'avait proposé de continuer la balade en allant voir le site de Mihintale, situé à 17 kms. Mais ça faisait un peu trop loin pour moi en vélo, et j'étais déjà bien crevé de ma journée. Il m'a donc proposé que son cousin m'y accompagne ce matin en tuk-tuk. J'ai bien entendu accepté. En échange, je lui ai trouvé deux touristes hollandaises qui voulaient faire le même tour que moi. Elles sont ravies. A huit heures, comme prévu, le cousin et son tuk-tuk me prennent à l'hôtel. Comme je pense ne pas revenir ici et aller directement à la gare routière après ma visite, j'emporte mon sac avec moi. Le cousin le gardera dans son engin pendant ma visite. La route pour se rendre à Mihintale est très passante. Camions, voitures et tuk-tuks à toute berzingue. J'ai bien fait d'avoir décliné l'offre de Nimal de faire le trajet en vélo hier. En plus, la route est sans intérêt. Le site de Mihintale est assez particulier car il s'agit d'un ancien centre religieux et royal perché sur une colline. Nous, les touristes, devons nous acquitter d'un droit d'entrée. Les sri-lankais, eux, ne payent rien. Ça ne me choque pas. Ils sont d'ailleurs très nombreux à gravir les marches taillées dans la roche. L'ambiance est plutôt familiale. Il y a comme un petit air de pèlerinage de Lourdes. La montée est raide mais on atteint le sommet assez rapidement. Les monuments n'ont rien d'exceptionnels. C'est surtout la vue qui vaut le coup. Malheureusement, le ciel est assez chargé et la visibilité moyenne. On dirait même qu'il va pleuvoir. C'est pas grave, c'est une balade sympa quand-même. Je monte sur une autre colline où se trouve un autre temple en ruine. Celui là est désert. Il est pittoresque et me rappelle les temples khmers. C'est de la même origine tout ça. Quelques familles pique-niquent sur marches des escaliers. Je retrouve mon chauffeur-cousin qui est pressé de rentrer. Il a d'autres clients à transporter. Il faut qu'on repasse à l'hôtel car j'ai oublié du linge qui séchait sur un fil dehors. J'ai juste le temps de me changer et il me dépose à la gare routière où je trouve un bus pour Polonnaruwa sans trop de difficulté. Ambiance très locale mais toujours bonne. J'aime bien. Le chauffeur doit être de la même famille que celui de la dernière fois. Conduite acrobatique et symphonie en klaxon mineur. La route est assez monotone. Heureusement que le chauffeur est là pour mettre de l'ambiance. Au bout de quatre heures de serrage de fesses, on arrive enfin à Polonnaruwa. Je négocie ferme avec un tuk-tuk pour m'accompagner à mon hôtel. Une charmante petite maison familiale dans un coin de nature paisible. Elle est tenue par une mama à fort caractère mais très sympathique. J'ai enfin une faible connexion internet, suffisante pour les mails et mon blog, mais pour les photos, il faudra attendre. Le soir, je dine avec une famille danoise. On se partage une bière, le champagne local.

lundi 23 décembre 2013

Anuradhapura

Mon guide passe comme prévu me chercher à 7h30 pétantes. Il s'appelle Nimal. Je ne lui donne pas d'âge, sans doute le même que le mien. Nous voilà partis pour une bonne journée de balade pour visiter des sites archéologiques situés à quelques kms de là. Il connait ces lieux comme sa poche. Il a l'habitude de trimballer des touristes comme moi. Je me demande pourquoi j'ai emporté mon Routard. Je n'en ai pas besoin, je le suis en toute confiance. L'avantage de partir tôt, c'est qu'il fait frais, que la lumière est magnifique et que les sites sont encore déserts. Quel bonheur de circuler en vélo. On sent les bonnes odeurs des fleurs et des rizières. On a un sentiment de bien-être. On emprunte les petits chemins, inaccessibles en véhicules. Et comme tout est relativement plat, pas besoin de forcer sur les pédales. Nimal m'explique un paquet de trucs sur la faune et la flore. Je ne comprends pas tout. Il parle un anglais approximatif comme moi, donc tout va bien. Il me raconte l'histoire des royaumes sri-lankais. C'est très intéressant mais j'avoue que je n'ai pas tout retenu. On visite pas mal de temples bouddhistes qu'ils appellent "Dagoba". Ça ressemble beaucoup aux stûpas indiens. Quand on en a vu un, on les a tous vus. On s'en lasse assez vite. C'est surtout pour leur cadre agréable et reposant qu'ils m'intéressent. Je me régale en photo. Les sri-lankais acceptent assez facilement de se faire photographier. Il n'y a pas grand chose d'interdit ici. Même à l'intérieur des temples, c'est autorisé. Pour moi, c'est le paradis. L'avantage de se balader avec un guide, c'est qu'on est peu sollicité par les marchands ambulants et les pseudos guides qui vous harcèlent pour vous proposer leur service. Rien que pour ça, Nimal vaut vraiment le coup. Et puis, il faut reconnaître que je n'aurais jamais trouvé tout seul les endroits qu'il me fait découvrir. Les gens et surtout les enfants me disent souvent bonjour et me font de grands sourires. Ça va, ils ne sont pas encore pourris par le tourisme de masse. Pourvu que ça dure... On croise pas mal d'animaux sauvages. Des espèces d'écureuils, des singes de toutes sortes, des pique-bœufs,... J'ai même aperçu un gros varan qui s'est vite caché sous un rocher. Vers dix heures, la chaleur commence sérieusement à monter. Ma bouteille d'eau se vide rapidement. Heureusement, mon guide trouve des chemins à l'ombre des arbres. Les temples sont remplis de sri-lankais drapés de blanc qui viennent en pèlerinage. Il y a finalement assez peu de touristes occidentaux. Quelques allemands, des italiens, des anglais et bien sur, pas mal de français. Les marchands ambulants connaissent même quelques mots en frenchie. Ça me fait rigoler. La visite se finit par le musée. Pour être honnête, pas grand chose d'intéressant. Il paraît que la plus part des œuvres ont été rapatriées à Colombo durant la guerre. Elles finiront sans doute par revenir un jour. Vers 16 heures, Nimal me conduit dans un restaurant local en ville. Je meure de faim. Il ne veut pas déjeuner avec moi car il doit retrouver sa famille. Je lui paye son dû et lui laisse un gros pourboire bien mérité. J'ai vraiment eu la chance de le rencontrer celui-là.

dimanche 22 décembre 2013

Vers le nord

J'ai vraiment bien dormi. J'ai récupéré de la fatigue de mon voyage. Heureusement, j'avais pensé à suspendre ma moustiquaire. Ces bestioles sont voraces ici. Comme j'ai fait le tour de Negombo et que pour moi, la plage ça va deux minutes, je décide de prendre la route pour aller à Anuradhapura situé 200 kms plus au nord. C'est l'ancienne capitale historique. Il parait qu'il y a plein de trucs intéressants à voir. Je prends un petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel, face à la mer, on ne s'en lasse pas, puis donne congés à mes hôtes forts sympathiques. Un tuk-tuk m'emmène à la gare routière. Mon chauffeur me conseille de prendre le bus n°34 pour Kurunegala, à mi-chemin, et là-bas d'en reprendre un autre pour Anuradhapura. Cela m'évitera de passer par Colombo qui est habituellement très embouteillé. Je suis son conseil. J'arrive à peine sur le quai de la gare qu'il y en a un qui s'apprête à partir. J'ai beaucoup de chance, comme d'habitude. Je trouve une place assise libre juste derrière le chauffeur. Le bus est complet et pourtant les gens m'ont laissé cette place royale ? Bizarre ? Je comprendrai plus tard pourquoi. Je suis le seul touriste. J'ai droit à plein de sourires amicaux. Dans l'ensemble, les sri-lankais ont vraiment l'air gentil. Au début, on est à l'aise. Il y a de la place assise pour tout le monde. Mais le bus s'arrête souvent pour prendre de nouveaux passagers. Et ça monte, et ça monte... Il y a du monde partout. Je me retrouve vite la tête coincé entre les deux mamelles d'une grosse bonne femme, un type entre les pattes et mon voisin qui dort sur mon épaule. Ajoutez à cela la chaleur moite et suffocante, c'est à peine supportable. Je sens que le voyage va être long. Lorsqu'il y en a qui veulent sortir ou entrer, ça pousse dans tous les sens. Mais les gens ne râlent pas. Tout se fait dans un calme relatif. L'habitude sans doute. Mon chauffeur est un virtuose du klaxon. C'est sa façon à lui de s'exprimer. Au début, je trouvais ça marrant mais à la longue ça devient vite chiant. Il n'arrête pas. Avec, de surcroît, le haut-parleur qui hurle de la musique locale saturée juste au-dessus de moi. Ma tête va finir comme une pastèque. La conduite ici est très spéciale. La ligne blanche sur la route ne veut pas dire qu'il ne faut pas doubler. Que nenni, c'est une troisième voie que mon chauffeur emprunte allègrement en espérant que ceux d'en face joueront le jeu et se pousseront. Il faut, bien entendu, ne pas oublier d'appuyer à fond sur le klaxon. Mais ça, mon chauffeur, il adore, c'est son truc. De toute manière, c'est le plus gros qui a toujours raison. Les vélos et les tuk-tuks n'ont qu'à bien se tenir. Les piétons, eux, n'ont pas le droit au chapitre. Il nous faut plus de quatre heures pour parcourir à peine 80 kms. La route n'est pas vraiment mauvaise mais on s'arrête tout le temps. Il faut maintenant que je trouve un autre bus dans l'immense gare routière de Kurunegala. Il y a plus d'une centaine de bus en mouvement là-dedans. Peu de gens parlent anglais et tous les panneaux sont en alphabet singhalais. Pas facile de s'y retrouver dans ces conditions. A force de tourner, je finis tout de même par repérer un bus qui va à Anuradhapura. A l'intérieur, même combat, compactage et musique à donf. Heureusement, la route est en meilleur état et les arrêts sont moins fréquents. On arrive à destination vers 16 heures. A la sortie du bus, j'ai à peine le temps d'ouvrir mon Routard qu'un tuk-tuk me propose de me conduire pour un prix dérisoire. Son but est de me présenter à ses copains hôteliers pour toucher une com au passage. Je lui fais comprendre que je veux aller au "Lake View Guesthouse" et que ses copains, je m'en fous un peu. Il n'a pas l'air ravi mais c'est comme ça. On ne gagne pas à tous les coups. Le "Lake View" est situé près d'un lac dans un quartier paisible de la ville. C'est exactement ce qui me convient. Le confort est assez rudimentaire, il n'y a pas d'eau chaude. Mais le cadre est agréable et le prix très doux. En plus, il font de la cuisine typiquement srilankaise. Que demander de plus ! Je vais me promener aux alentours et je rencontre un vieux bonhomme à bicyclette qui me propose de me servir de guide demain pour aller visiter à vélo le site archéologique qui est, parait-il, magnifique. Pourquoi pas ! Ça me fera gagner du temps. Et puis, il a une bonne tête ce type. Rendez-vous pris demain matin à 7h30 devant l'hôtel. Faut que je pense à mettre mon réveil.

samedi 21 décembre 2013

Negombo

Je n'ai pas vraiment réussi à dormir dans l'avion. On était serré comme des sardines. Je suis un peu nase mais faut que je tienne. La queue devant les formalités de police est interminable. Ça passe au compte goutte. Comme je n'ai pas enregistré de bagage en soute, je peux sortir rapidement. Juste le temps de tirer un peu de fric local, la roupie srilankaise, au distributeur et je suis dehors. Il est à peine six heures et on sent déjà la chaleur moite monter. Je sors carrément de l'aéroport pour prendre un tuk-tuk qui va me couter trois moins cher que les taxis officiels. Il m'emmène à vive allure à Negombo, à 15 kms de là. Ici, on roule à gauche. Il va falloir que je m'habitue. Negombo est une petite ville de pêcheurs où l'on trouve, parait-t-il, des petits hôtels sympas et plus calmes qu'à Colombo, la capitale. J'en trouve un sans mal, le "Star Beach", au bord de la plage, tenu par une famille très sympathique et souriante. La chambre n'est pas luxueuse mais il y a de l'eau chaude. J'en profite pour prendre une bonne douche salvatrice et après, un petit déjeuner sur la terrasse, face à la mer. Le paradis. Que Paris est loin... J'ai sommeil mais il ne faut pas que je craque sinon je suis foutu et n'arriverai pas à m'habituer au décalage horaire. Je prends donc mon appareil photo et vais me promener en ville à pieds, comme d'habitude. Comme il est encore tôt, il n'y a pas grand monde dans les rues. La lumière est très belle et la chaleur supportable, mais je sens que ça ne va pas durer. Je passe devant une église, et plusieurs temples hindous. La ville est à majorité chrétienne à cause des portugais qui l'ont occupé longtemps. Je m'arrête quelques instants au cybercafé pour imprimer une copie de mon passeport. J'ai oublié de le faire avant mon départ et ça m'évite ainsi de me balader avec mes papiers originaux, que je laisse en sécurité à l'hôtel. Il parait qu'au Sri Lanka il n'y a pas trop de risque de vol, mais au moins, je me sens plus léger. Au bout de la vieille ville, sur la plage, se trouve le marché aux poissons. Les pêcheurs étalent leur pêche sur des bâches pour les sécher. Des sardines, des maquereaux, des sèches et toutes sortes de poissons de couleurs différentes. Ça fait de très belles photos. Ici, apparemment, ce n'est pas un problème pour photographier les gens. Mais je leur demande toujours avant par politesse. Comme ça, j'ai droit à un petit sourire en prime. Un petit vieux, qui m'a vu venir de loin, me propose de me guider. Après tout pourquoi pas. Il m'explique un paquet de trucs sur la pêche et la vie ici. Il me coûte un petit billet mais cela me permet d'être à l'aise pour prendre des photos. Accompagné, les gens ne posent pas de questions. Et puis, je découvre des endroits que je n'aurais jamais trouvé tout seul. Je fais plein de belles photos de bateaux et de pêcheurs. Ensuite mon guide me raccompagne au centre ville. Petit tour au marché aux fruits et légumes puis je m'arrête dans une pharmacie pour acheter des boules Quies. J'ai perdu les miennes dans l'avion et sans elles, impossible de dormir convenablement. Je suis trop sensible aux bruits. Je suis un peu paumé. Je n'arrive plus à retrouver mon hôtel. Heureusement, un tuk-tuk me raccompagne pour quelques roupies. Il est à peine dix heures et la chaleur devient étouffante. Vite une autre douche. Puis le sommeil finît par l'emporter, je m'endors deux petites heures. Dans la soirée, je profite de l'accalmie de la chaleur pour aller faire un tour sur la plage. Il y a pas mal de touristes qui se baladent sous l'oeil amusé des autochtones. Quelques catamarans traditionnels sont remontés sur la plage. Je trouve un bistrot qui a une connexion wifi qui débite pas trop mal. J'en profite pour envoyer mes photos, mon blog et répondre à mes mails. Je ne traine pas car je suis bouffé par les moustiques. Ce soir, il faudra que je pense suspendre ma moustiquaire.

vendredi 20 décembre 2013

Le départ

Après six mois de boulot intensif, ce petit voyage de quinze jours au Sri-Lanka va me faire le plus grand bien. Pourquoi le Sri-Lanka ? Je ne sais pas ? Ça m'est venu comme ça en regardant au hasard les destinations possibles sur internet. L'île de Ceylan,  l'ancien nom du Sri-Lanka, qui se trouve juste sous l'Inde, m'a donné envie. Et puis, c'est une façon d'aller en Inde sans y aller. Voyager en Inde ne m'a jamais emballé. A tord sûrement, mais c'est comme ça. J'ai discuté une fois avec un sri-lankais lors d'un de mes voyages. Il m'avait vanté les mérites touristiques de son pays. Alors pourquoi pas... Il y avait encore la guerre, il y a dix ans entre le nord tamoul et le sud singhalais mais maintenant c'est fini. Enfin, j'espère... J'ai lu un peu le guide du Routard. Il y a l'air d'y avoir pas mal de choses à voir et à faire. Les moyens de transport et d'hébergement ont l'air d'être assez faciles et pas chers, et puis il parait qu'on y mange plutôt bien. Bref ça se tente... L'avion décolle à 9h15 de Roissy. On fait une escale à Rome et une autre à Koweït City, charter oblige. Après 17 heures de voyage, on arrive enfin à Colombo, la capitale. Il est 5 heures du mat ici, minuit et demi à Paris. Il y a donc quatre heures et de demi de décalage horaire. Ça va, c'est gérable...