samedi 4 janvier 2014

Retour en France

J'ai réussi à dormir une heure ou deux, c'est toujours ça de pris. Mon tuk-tuk m'attend en bas de l'hôtel comme prévu à 3 heures 30. Il nous faut à peine vingt minutes pour rejoindre l'aéroport. Les formalités sont plus rapides que prévues. J'arrive assez tôt en salle d'embarquement où je retrouve Sébastien, le français rencontré à Ella. Sa copine et lui ont passé la plus part de leur temps au bord de la plage près de Tangale. Il a l'air ravi. Par contre, déçu par Mirissa. Beaucoup trop de touristes. J'ai bien fait de ne pas y aller finalement. Le voyage de retour se passe sans problème. Il aura duré 17 heures. Une escale à Koweït City et une autre à Rome. Puis Roissy, RER, Vincennes, retour au quotidien. Maintenant, il ne reste plus qu'à monter le chauffage à fond et à remplir le frigo, désespérément vide. C'était un beau voyage, encore un autre...

"Vincent" en singhalais :

vendredi 3 janvier 2014

Negombo le retour

Je n'ai pas trop envie de perdre mon temps à Colombo. Trop de bruit. A cause de la circulation d'abord, et puis aussi du muezzin de la mosquée d'à côté qui n'arrête pas de geindre depuis 5 heures du mat. C'est étonnant qu'on le laisse faire ? Il n'y a pourtant pas que des musulmans dans le quartier. Je quitte donc l'hôtel vers 7 heures et me rends à la gare routière en tuk-tuk. Je vais aller attendre mon avion à Negombo. C'est plus sympa et à seulement 10 kms de l'aéroport. Je retrouve mon hôtel du début de mon voyage, le "Star Beach", en face de la mer. Toujours aussi chouette. Comme ma chambre n'est pas encore prête, je prends un petit déjeuner sur la terrasse et vais en ville pour dépenser mes dernières roupies. J'achète quatre nouvelles chemises. A ce prix, on ne va pas se gêner. Même si la qualité est, dit-on, moins bonne, ça vaut quand même le coup. Et puis, c'est toujours mieux de ramener des chemises que des petits bout de papier avec des chiffres dessus. Je vais me promener sur la plage, la mer est chaude, bien sur. Je trouve un petit resto où je me limite pour garder suffisamment de roupies pour le tuk-tuk de ce soir. Il faut que je sois à l'aéroport à 4 heures du mat. Petite nuit en perspective.

jeudi 2 janvier 2014

Colombo

D'habitude, j'aime bien les grandes villes, mon coté parisien sans doute. Mais là, il faut le reconnaître, Colombo, c'est pas terrible. Les bâtiments sont assez moches dans l'ensemble. D'ordinaire, j'aime bien marcher sans but précis. Ici, on y prend aucun plaisir à cause de la circulation bruyante et polluante. Je pars tôt visiter le quartier du fort. C'est le vieux Colombo. C'est aussi là que se trouve la présidence et toutes les grandes administrations. La plus part des rue sont fermées par des barrages militaires. Beaucoup de bâtiments sont en rénovation. On m'explique que c'est parce que rien n'a été fait depuis des années à cause de la guerre. Donc, on en fait vite le tour. Je vais voir le quartier commerçant d'à côté, Pettah. Des magasins en enfilades tous aussi laids les uns que les autres. Tout est encore fermé. Ils n'ouvrent que vers dix heures me dit-on. Je fuis donc ce quartier sans intérêt pour aller voir ce qui se passe plus au sud. La circulation est épouvantable. Ça pue. Pour traverser une rue, il faut s'imposer à ses risques et périls. Le piéton est loin d'être roi ici. Je rentre dans quelques magasins, histoire de voir si les prix sont intéressants. J'achète trois chemises sans conviction. Vers midi, il commence à faire très chaud. Je me réfugie dans un restaurant climatisé avec vue sur la mer. Il y a un grand buffet de cuisine typiquement srilankaise. C'est bon mais ça douille. En fin d'après midi, je vais faire un tour au Galle Face Hôtel, une des plus vieux palaces coloniaux d'Asie. Ambiance très british. Portiers, garçons dans tous les coins, le tout très sélect comme il se doit. Je prends un pot au bar pour profiter de la connexion wifi et envoyer mes photos. Mon hôtel en est dépourvu. Non n'avons pas les mêmes valeurs...

mercredi 1 janvier 2014

En route vers Colombo

Et voilà, une nouvelle année qui commence. J'ai été réveillé au son des pétards. Maudite invention. Je retourne prendre mon petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel colonial d'hier. J'aime bien cet endroit. Ça sent le bois ciré et la vue sur la mer est vraiment sympa. On a l'impression de vivre un siècle en arrière. Tout le monde se souhaite un "happy new year". Je prépare mon sac puis me rends à la gare routière à pied. Ce n'est pas trop loin. Le premier bus que je trouve est un bus privé. Il est plus confortable que d'habitude avec la clim. Bon, ce n'est le grand luxe non plus mais j'obtiens une place devant, à coté du chauffeur. Idéal pour voir les paysages. La route longe la mer jusqu'à Colombo. Belles plages, cocotiers et tout le tsoin-tsoin. Un petit vieux assis à coté de moi essaye de discuter avec moi. Je ne comprends absolument rien. Il parle un mélange de cinghalais et d'anglais incompréhensible. Dialogue de sourds qui ne dure heureusement pas très longtemps. La route est plutôt bonne. Les sri-lankais conduisent particulièrement mal. Soit ils sont lents et roulent au milieu en zigzaguant, soit ce sont des tarés qui foncent en dépassant à tout va en jouant du klaxon. Les chauffeurs de bus sont en général de la seconde catégorie. Celui d'aujourd'hui ne déroge pas à la règle. Ses dépassements sont parfois très limites. On parcourt les 125 kms en trois heures. C'est plutôt pas mal. Je découvre Colombo, la capitale. Urbanisation anarchique, rien de folichon apparemment. De la gare routière, un tuk-tuk m'accompagne jusqu'à mon hôtel, le "Nippon Hotel". Il parait qu'il s'appelle comme ça car durant la guerre les japonais l'occupaient comme centre de commandement. C'est un viel hôtel de l'époque coloniale. Il a l'avantage d'être central et pas trop cher. L'intérieur est désuet mais relativement propre. Pour deux nuits, ça m'ira parfaitement. Il est déjà 3 heures et j'ai vraiment la dalle. Il faut que je trouve un resto ouvert car beaucoup de boutiques sont fermées à cause du 1er. J'en trouve un assez chic dans une galerie marchande. Un plat srilankais délicieux. Les prix ont doublés par rapport à la province mais honnêtement ça valait le coup. Puis je déambule un peu dans les rues sans but précis. J'irai visiter la vieille ville demain. Le soir, j'essaie de trouver un boui-boui dans le quartier pour manger un bout. Pas grand chose d'ouvert. Je me rabat sur une boulangerie musulmane. Une viennoiserie et un soda feront l'affaire. C'est marrant, il y a un temple bouddhiste, une mosquée et une église cote à cote. Ici, les communautés religieuses ont l'air de vivre en harmonie. Pourvu que ça dure...

mardi 31 décembre 2013

Galle

Le fort Galle est la partie coloniale de Galle. C'est une petite citée classée récemment au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ça veut dire que toute construction doit respecter un cahier des charges précis pour ne pas dénaturer le site. Le bon coté, c'est que c'est super mignon. Le coté un peu plus ambigu, c'est que ça va rapidement devenir un village musée qui met en valeur ses aspects coloniaux et perd un peu de son âme. Il y a encore pas mal de locaux qui vivent là, mais pour combien de temps ? Il y a apparemment une grosse communauté musulmane ici. Une vieille église a même été transformée en mosquée. C'est étonnant. Les touristes sont essentiellement occidentaux, notamment français, et asiatiques. Il y a un petit coté Saint-Tropez. Tout est propre, ou en passe de le devenir, et bien léché. Il n'en reste pas moins que, pour nous autres touristes, c'est un chouette endroit. Il y fait bon vivre. Il y a pas mal d'hôtels, de restaurants, bijouteries, magasins de souvenirs et autres petits musées. Je vais prendre mon petit déjeuner sur la terrasse d'un hôtel de style colonial avec vue sur la mer. Comme il est encore tôt, je suis tout seul. Puis je vais faire une promenade sur les remparts. Ils font le tour de la citée. Il fait encore frais et il n'y a pas encore grand monde, il faut en profiter. Après, je vais me balader dans les petites ruelles intérieures. C'est calme. Il y a très peu de voitures. Seuls quelques tuk-tuks ont le droit de circuler. Je tombe par hasard sur un centre de massage qui propose du fish spa. Le principe est simple, on met ses pieds dans un petit bassin rempli de petits poissons qui vous mangent vos peaux mortes. Ça m'amuse, je me laisse tenter. Dès que je plonge mes pieds dans l'eau, tous ces petits voraces se précipitent pour me becter. Ça fait une drôle d'impression. Au début, ça chatouille un peu mais on s'y habitue vite et ça devient même très agréable. Au bout de 15 minutes, on ressort avec les pieds tout doux au toucher. C'est vraiment sympa. Expérience à renouveler. Je vais faire un petit tour au musée maritime. Il n'y a pas foule, je dois être le seul visiteur. On allume les salles rien que pour moi. Quelques bateaux de pêches et pas mal de trucs trouvés dans les fonds marins. Vases de Chine, canons, et autres trésors. Rien de transcendant mais le bâtiment est joli. En quittant le musée, je fais un petit détour par la plage où se trouvent des barques de pêcheurs. Je discute un peu avec les vendeurs de poissons et en profite pour prendre de belles photos. Je rentre au guesthouse prendre une bonne douche. A la tombée de la nuit, il y a une panne de courant générale sur toute la ville. On est dans noir complet. Ça ne va pas faire les affaires des commerçants, surtout un 31 décembre. Seule la fête foraine qu'on entend au loin a du jus. Normal, ils s'alimentent sur un groupe électrogène. Plutôt que de rester dans le noir, je décide d'aller y faire un tour. Ambiance de kermesse très sympa. Beaucoup sont venus en famille. Faut dire que les manèges sont plutôt dédiés aux enfants. Il y a même un vendeur de barbe à papa...

lundi 30 décembre 2013

Bus vers le sud

Lorsque je me lève, il y a de la brume matinale partout. On voit à peine les collines environnantes. Mais je pense que ça va se lever rapidement. Je prends vite fait mon petit déjeuner sur la petite terrasse. Les enfants viennent discuter avec moi, je ne comprends absolument rien de ce qu'ils me racontent mais on rit bien quand même. Puis le patron m'emmène à l'arrêt de bus en ville avec son tuk-tuk. Je le remercie chaleureusement pour son accueil. J'ai une petite demi-heure à attendre le bus qui va à Matara, plein sud au bord de la mer. De là, j'en prendrai un autre pour Galle. C'est là que je veux me rendre. Soudain un type s'approche de moi et me tend la main en me disant "salut Vincent !" C'est qui ? Il retire ses lunettes de soleil et là, surprise, je reconnais Alain, un routard parisien avec qui j'avais fait un bout de chemin en Patagonie chilienne. Incroyable ! Se retrouver ici, à l'autre bout du monde. Je lui raconte vite fait la suite de mes aventures sud-américaines. Puis nous nous quittons car nous n'allons pas au même endroit. Comme le monde est petit. Le bus arrive à l'heure. Il est déjà plein. J'ai le mauvais pressentiment que je vais faire tout le trajet debout. La route montagneuse tourne, tourne, et tourne encore. Comme je ne vois pas grand chose car je suis trop haut pour voir à travers les fenêtres, j'ai rapidement mal au cœur. Je ne tiendrai jamais comme ça 6 heures. En plus, on est entassé. Difficile de trouver une bonne position. C'est l'enfer. Heureusement, nous quittons la montagne au bout d'une heure. La route devient moins sinueuse. Et par chance, le bus crève un pneu. Le temps qu'ils changent la roue, ça me permet de reprendre des forces en marchant un peu au bord des rizières. Puis c'est reparti. Ça va mieux, j'ai repris des couleurs. Je réussi à m'asseoir sur un sac. C'est tout de même plus confortable. La route est maintenant droite. Les paysages changent au fur et à mesure que nous descendons vers le sud. D'abord ce furent des forêts d'hévéas et champs de thé, puis des petits arbustes qui rappelle la savane africaine et enfin la végétation côtière. Nous atteignons assez rapidement la côte. Il fait maintenant beaucoup plus chaud et surtout plus moite. Mais ça fait presque du bien après la fraîcheur des montages. Nous longeons la mer pour arriver à Matara. Je trouve rapidement un autre bus qui m'emmène jusqu'à Galle, un ancien port colonial d'abord tenu par les arabes, puis les portugais, puis les hollandais et enfin, plus récemment par les anglais. C'est une ville chargée d'histoire qui servait de comptoir entre l'Europe et l'Asie. La vieille ville est tellement proche de la gare routière que j'y vais à pied. Ça m'évitera les éternelles négociations avec les tuk-tuks. Je traverse l'enceinte fortifiée et cherche un guesthouse. Le premier est complet. Le second a encore une petite chambre de libre. C'est pas le grand luxe mais c'est pas cher. Je prends une bonne douche pour évacuer toute la fatigue du voyage. Puis je vais me promener sur les remparts à la tombée du jour. C'est très joli. Comme je n'ai pas mangé de la journée, je dîne dans un petit resto indien, un excellent tandoori.

dimanche 29 décembre 2013

Ella

Aujourd'hui, je sens que ça va être une journée cool. Petites balades dans les environs sans trop forcer. Je vais prendre mon petit déjeuner sur la terrasse du dernier étage. Il fait beau et la vue est splendide. Que c'est bon d'être là. Le patron me dit que malheureusement je ne pourrai pas rester là ce soir car tout est complet. Mais il va me trouver un autre hôtel dans le même genre. Après tout, pourquoi pas. Ça me changera d'endroit et comme dans le coin, tout est beau... Je décide d'aller gravir le "Little Adam's Peek". C'est la petite montagne qui domine la région. Il parait que la balade vaut le coup et que, de là-haut, il y a un très beau point de vue. Je me promène tranquillement à travers les champs de thé. Il y a un beau soleil qui ne tape pas trop fort, c'est très agréable pour marcher. L'ascension se fait relativement facilement. Je rencontre quelques touristes mais rien à voir avec l'affluence de ces derniers jours. Au sommet, le panorama est superbe. Ce n'est pas de la haute montagne mais c'est quand même assez pentu. Comme il y a de la brume de chaleur, on ne voit pas l'horizon. Mais c'est joli. Chouette endroit en vérité. Puis je redescends doucement. En traversant les champs de thé, j'aperçois des cueilleuses. Ce ne sont que des femmes tamoules. Elles récoltent en silence les pousses vertes. Je m'approche d'elles et leur demande la permission de les prendre en photo. Elles acceptent en souriant. Que les sri-lankais sont gentils, c'est incroyable. Un peu plus haut, sur le sommet d'une colline, il y a un hôtel-restaurant assez luxueux avec des cottages qui ont une vue magnifique sur la vallée et une piscine. J'en profite pour boire une bière et manger un morceau. C'est cher mais c'est bon, on paye le site. Un petit luxe de temps en temps n'a jamais fait de mal à personne. Puis je redescends à mon hôtel où m'attend un tuk-tuk pour m'accompagner à un nouvel endroit où ils ont de la place pour m'héberger. Ce n'est pas très loin. Une petite maison avec deux chambres donnant sur un balcon avec une vue superbe sur le vallée. Un peu plus bas, il y a un viaduc où passe le train. C'est génial. On a envie de rester là plusieurs jours. Le soir, je vais dîner sur une petite terrasse de la famille d'accueil. Délicieux.

samedi 28 décembre 2013

Le train

Tout le monde en parle, il faut absolument prendre le train au moins une fois au Sri Lanka. Je décide donc de le prendre pour me rendre à Ella, un petit village situé à 150 kms au sud-est de Kandy, dans la montagne. Le Routard dit que cet endroit vaut vraiment le coup d'œil. On va voir ça. Je quitte donc ma petite grand-mère à 7 heures et prends un tuk-tuk pour me rendre à la gare. Il pluviote un peu, un espèce de crachin. Je comprends pourquoi les anglais se sont plût ici. J'espère que ça va se lever. Comme il est tôt, on évite les bouchons infernaux. J'achète mon billet, une misère. Ici, il y a 3 classes. La 3ème pour les fauchés avec des banquettes en bois, la 2ème avec des fauteuils en skaï et la 1ère pour les riches, c'est à dire les touristes qui ont réservé. Je n'ai pas eu le choix, on m'a refilé une 2ème classe. Ça tombe bien, c'est ce que j'aurai choisi. Le train part avec une demie heure de retard mais il parait qu'ici c'est normal. Il est bourré de routards avec sac à dos. Les sri-lankais prennent le train par nécessité, les touristes blancs, comme moi, par curiosité, comme une attraction. Quand le train arrive en gare, il est déjà plein à craquer. Il arrive sans doute de Colombo. Ce sera donc la position debout, pas le choix. J'arrive tout de même à trouver un endroit où poser mon sac. L'intérieur du wagon est relativement propre. Il n'a pas l'air très vieux. Il y a deux rangées de deux sièges. Alors que les touristes occupent un siège, les sri-lankais sont par quatre voire plus pour deux sièges. Et ils n'arrêtent pas de manger. Il y a d'ailleurs un grand nombre de marchands ambulants qui se faufilent entre les passagers pour proposer toutes sortes de friandises. Fruits, beignets, yaourts, boissons, cacahouètes, etc... L'ambiance est conviviale. Tout le monde se sourit. Les sri-lankais sont content de voir des touristes et les touristes content d'être là. C'est pour eux une expérience inoubliable. Deux contrôleurs tentent de vérifier tous les billets en escaladant les valises et les passagers. De vrais acrobates. Lorsqu'on entre dans un tunnel, les enfants hurlent et sifflent par les fenêtres. C'est marrant. Au début, on traverse la jungle avec des rizières en contrebas. Mais lorsqu'on monte dans la montagne, les paysages changent. On aperçoit des champs de thé à perte de vue. Certains flancs de montagne en sont recouverts. On dirait des massifs de haies d'un vert fluo taillées au ciseaux. Ça grimpe pas mal. Le train va maintenant beaucoup moins vite. La température, elle, par contre, baisse de plus en plus. Il fait presque froid. Au bout de trois heures de position debout, je n'en peux plus. Je demande à une touriste allemande si je peux m'asseoir sur un petit bout de son siège. Si la position n'est pas des plus confortables, ça fait du bien quand même. Au fur et à mesure des arrêts le train se vide un peu et on respire mieux. Nous arrivons enfin à la gare d'Ella vers 16 heures. Le village est effectivement assez joli. La plus part des touristes descendent là aussi. Et il y en a un paquet. Oula, ça fait peur. Ca risque d'être compliqué de trouver une chambre de libre. Au premier hôtel, on me fait comprendre que tout est complet mais, que si je le souhaite, on peut m'orienter vers un autre hôtel à deux kms de là, au milieu des champs de thé. Bonne idée, je prends. Un tuk-tuk passe me chercher quelques instants plus tard et m'accompagne dans un endroit magique. Un nouvelle bâtisse de trois étages au milieu d'une forêt d'hévéas et entourée de champs de thé. Ma chambre a un grand balcon avec une vue splendide. J'ai quand même un bol pas possible. Le soir, excellent dîner sur la terrasse du dernier étage. Le pied. Je discute avec deux routards français très sympas. On se raconte nos voyages.

vendredi 27 décembre 2013

Kandy

Je voulais aller visiter la ville à la fraîche, c'est raté. Je me réveille à 9 heures. Cette nuit, il y a un chien qui n'a pas arrêté d'aboyer. Même les boules Quies n'ont pas suffit. Ce matin, il fait beau et frais. Je descends en ville avec un couple de jeunes français très sympathiques. Ils me racontent leur mésaventure à Roissy. Ils ont mis deux jours à partir. Il parait qu'il y a eu une révolte des passagers car on ne leur fournissait aucune explication. Même la télé est venue les interviewer. Ils ont bien cru que leurs vacances tombaient à l'eau. Finalement, ils ont pu partir quand même mais ils ont perdu un sac à l'arrivée, sûrement perdu dans une correspondance. Bref, maintenant ils vont mieux mais sont bien crevés. Nous allons visiter ensemble le temple de la Dent, un immense temple bouddhiste. On raconte qu'une princesse d'Inde aurait ramené ici une vraie dent du Bouddha. C'est devenu une relique et donc un lieu de pèlerinage pour tous les bouddhistes du monde entier. Les bâtiments sont simples et bien décorés mais rien d'ostentatoire. Il y a bien sur une monde fou. Il faut faire la queue pour accéder à chaque salle. L'ambiance est plutôt familiale et religieuse. Puis, nous allons nous balader en ville. Eux, doivent racheter les affaires manquantes de leur valise perdue. Bermudas, dentifrice, tee-shirts, etc... Moi, je vais plutôt me promener de mon côté. On se donne rendez-vous un peu plus tard pour déjeuner ensemble. Kandy est une ville assez agréable avec un beau lac, des bâtisses de style colonial et entourée de collines. On se croirait presque dans une ville suisse. Le problème, c'est la circulation et la pollution qui va avec. J'ai presque du mal à respirer tellement ça pue. Je visite un centre commercial et quelques boutiques aux alentours. Puis je retrouve mes français pour aller déjeuner dans un boui-boui. La bouffe est plutôt bonne. On a réussi à trouver une place sur une terrasse au premier étage. C'est sympa mais un peu bruyant. Après, nous nous dirigeons ensemble vers les gares. Eux, vont prendre leur bus pour Dambulla, moi, je vais à la gare ferroviaire pour me renseigner sur les horaires. Demain, j'aimerai aller à Ella, au sud-est dans la montagne. Il parait que le trajet en train vaut vraiment le coup. On se dit au revoir et bonne chance en espérant qu'ils auront désormais moins de galères. Je retourne à la maison d'hôtes en longeant le lac. La ballade est agréable mais le bruit des camions est insupportable. Le soir, ma petite grand-mère me prépare un excellent dîner. Ça y est, j'ai enfin pu mettre toutes mes photos sur internet. Il était temps...

jeudi 26 décembre 2013

Sigiriya et Dambulla

Mon minibus est avancé à 7h30 précise. Le patron sera accompagné d'un chauffeur. Tout ça pour moi, quel luxe ! Je règle la note de l'hôtel et nous voilà partis. Je suis comme un pacha à l'arrière tout seul. Ils sont sympas, ils s'arrêtent temps en temps pour que je puisse prendre quelques photos. Ça, en bus, c'est pas possible. Nous mettons à peine une heure et demi pour nous rendre à Sigiriya. La route est très étroite. Deux véhicules arrivent à peine à se croiser. Au loin, on aperçoit le fameux rocher où est perché la forteresse de Sigiriya. Mes chauffeurs me déposent à l'entrée du site. Sigiriya est un peu le "Machu Picchu" du Sri Lanka. Je retrouve donc la même faune touristique. Il est seulement 9 heures et il y a déjà un monde incroyable. Des bidochons du monde entier. J'adore. Après avoir acheté mon billet, je commence donc l'ascension. Autour de moi, ça baragouine toutes les langues. La forteresse de Sigiriya a été construite par un prince qui a tué père et frère pour accéder au trône. Pour se défendre des éventuelles représailles, il a édifié son nouveau palais au sommet d'un immense rocher granitique, qui fait environ deux cent mètres de haut. J'imagine le boulot qu'il a fallu accomplir pour acheminer tous les  matériaux de construction là-haut. C'est assez impressionnant. La montée est vertigineuse mais pas trop dure. On est tous à la queue leu leu en attendant que ceux de devant avancent un peu. Ça donne des bouchons interminables devant les escaliers et les passerelles. Sur la falaise, on peut apercevoir quelques niches taillées dans la roche. C'est que le prince, un tyran à ce qu'il parait, faisait placer ces ouailles récalcitrantes. S'ils glissaient ou s'endormaient, ils tombaient dans le vide. Bien fait pour eux ! Machiavélique mais assez efficace pour qu'on lui foute la paix. Quand j'arrive enfin là-haut, le panorama est fantastique. On ne voit pas bien loin à cause de la brume. Ca sent la pluie. Il ne reste plus grand chose comme vestiges. Quelques murs en briques, un grand réservoir d'eau et on devine des jardins. J'imagine que les résidents devaient bien vivre ici. Par contre, le livreur de pizzas devait en chier. Les gros nuages noires s'amoncellent et la pluie chaude commence à tomber. Je redescends avant que la roche ne soit trop glissante. Je retrouve mes gens au parkings. Ils m'attendaient au garde à vous. Nous reprenons la route pour Dambulla, à une vingtaine kms de là. Ils me déposent devant l'entrée des grottes. Il y a là un immense temple bouddhique construit récemment par les thaïlandais. Affreux. Il faut encore montrer quelques marches pour accéder à un monastère bâti à l'intérieur de grottes. Encore pas mal de monde mais comme il est midi, je profite de l'accalmie déjeunatoire. Il y a là cinq temples, les uns à côté des autres. Plus d'une centaine de bouddhas à l'intérieur. Mais pour une fois, il n'ont pas l'air en toc. Moi qui sature un peu des bouddhas, j'avoue que ceux-là sont assez jolis. Après plein de belles photos, je redescends. Je retrouve mes nouveaux amis qui m'emmènent déjeuner dans un restaurant pour touristes. C'est cher mais c'est bon. Puis nous reprenons la route pour Kandy, la deuxième ville du pays. Nous faisons juste un petit arrêt dans un centre de plantes aromatiques. Un type qui se débrouille pas mal en français me présente toutes les plantes qu'on peut trouver au Sri Lanka. Le but étant bien entendu que je lui achète quelques potions magiques après. C'est de bonne guerre. Comme il m'a l'air sympathique, je lui achète un petit flacon de crème épilatoire à base de plantes naturelles. Je ne sais pas ce que je vais en foutre mais au moins, je lui aurai acheté un truc. Nous voilà repartis. Nous arrivons à Kandy en fin d'après-midi. C'est une ville d'altitude entourée de collines. Plutôt sympa. Comme je ne sais pas trop où crécher ce soir, le patron me propose une chambre d'hôtes tenue par une amie de sa femme. Pourquoi pas. C'est toujours sympa de dormir chez les gens. On est accueilli par une charmante vieille dame. Sa maison est perchée sur un flanc de colline. Elle est très agréable. La chambre est superbe. Je dis au revoir à mes chauffeurs puis vais me reposer un peu de cette longue journée. Chouette, il y a une connexion wifi qui n'a pas l'air trop mal. Je vais peut-être enfin pouvoir balancer mes photos. La dame me prépare un excellent dîner. Je discute un moment avec un couple de brésiliens qui sont en voyage sabbatique. Ça m'a donné envie de retourner là-bas.