samedi 4 janvier 2014

Retour en France

J'ai réussi à dormir une heure ou deux, c'est toujours ça de pris. Mon tuk-tuk m'attend en bas de l'hôtel comme prévu à 3 heures 30. Il nous faut à peine vingt minutes pour rejoindre l'aéroport. Les formalités sont plus rapides que prévues. J'arrive assez tôt en salle d'embarquement où je retrouve Sébastien, le français rencontré à Ella. Sa copine et lui ont passé la plus part de leur temps au bord de la plage près de Tangale. Il a l'air ravi. Par contre, déçu par Mirissa. Beaucoup trop de touristes. J'ai bien fait de ne pas y aller finalement. Le voyage de retour se passe sans problème. Il aura duré 17 heures. Une escale à Koweït City et une autre à Rome. Puis Roissy, RER, Vincennes, retour au quotidien. Maintenant, il ne reste plus qu'à monter le chauffage à fond et à remplir le frigo, désespérément vide. C'était un beau voyage, encore un autre...

"Vincent" en singhalais :

vendredi 3 janvier 2014

Negombo le retour

Je n'ai pas trop envie de perdre mon temps à Colombo. Trop de bruit. A cause de la circulation d'abord, et puis aussi du muezzin de la mosquée d'à côté qui n'arrête pas de geindre depuis 5 heures du mat. C'est étonnant qu'on le laisse faire ? Il n'y a pourtant pas que des musulmans dans le quartier. Je quitte donc l'hôtel vers 7 heures et me rends à la gare routière en tuk-tuk. Je vais aller attendre mon avion à Negombo. C'est plus sympa et à seulement 10 kms de l'aéroport. Je retrouve mon hôtel du début de mon voyage, le "Star Beach", en face de la mer. Toujours aussi chouette. Comme ma chambre n'est pas encore prête, je prends un petit déjeuner sur la terrasse et vais en ville pour dépenser mes dernières roupies. J'achète quatre nouvelles chemises. A ce prix, on ne va pas se gêner. Même si la qualité est, dit-on, moins bonne, ça vaut quand même le coup. Et puis, c'est toujours mieux de ramener des chemises que des petits bout de papier avec des chiffres dessus. Je vais me promener sur la plage, la mer est chaude, bien sur. Je trouve un petit resto où je me limite pour garder suffisamment de roupies pour le tuk-tuk de ce soir. Il faut que je sois à l'aéroport à 4 heures du mat. Petite nuit en perspective.

jeudi 2 janvier 2014

Colombo

D'habitude, j'aime bien les grandes villes, mon coté parisien sans doute. Mais là, il faut le reconnaître, Colombo, c'est pas terrible. Les bâtiments sont assez moches dans l'ensemble. D'ordinaire, j'aime bien marcher sans but précis. Ici, on y prend aucun plaisir à cause de la circulation bruyante et polluante. Je pars tôt visiter le quartier du fort. C'est le vieux Colombo. C'est aussi là que se trouve la présidence et toutes les grandes administrations. La plus part des rue sont fermées par des barrages militaires. Beaucoup de bâtiments sont en rénovation. On m'explique que c'est parce que rien n'a été fait depuis des années à cause de la guerre. Donc, on en fait vite le tour. Je vais voir le quartier commerçant d'à côté, Pettah. Des magasins en enfilades tous aussi laids les uns que les autres. Tout est encore fermé. Ils n'ouvrent que vers dix heures me dit-on. Je fuis donc ce quartier sans intérêt pour aller voir ce qui se passe plus au sud. La circulation est épouvantable. Ça pue. Pour traverser une rue, il faut s'imposer à ses risques et périls. Le piéton est loin d'être roi ici. Je rentre dans quelques magasins, histoire de voir si les prix sont intéressants. J'achète trois chemises sans conviction. Vers midi, il commence à faire très chaud. Je me réfugie dans un restaurant climatisé avec vue sur la mer. Il y a un grand buffet de cuisine typiquement srilankaise. C'est bon mais ça douille. En fin d'après midi, je vais faire un tour au Galle Face Hôtel, une des plus vieux palaces coloniaux d'Asie. Ambiance très british. Portiers, garçons dans tous les coins, le tout très sélect comme il se doit. Je prends un pot au bar pour profiter de la connexion wifi et envoyer mes photos. Mon hôtel en est dépourvu. Non n'avons pas les mêmes valeurs...

mercredi 1 janvier 2014

En route vers Colombo

Et voilà, une nouvelle année qui commence. J'ai été réveillé au son des pétards. Maudite invention. Je retourne prendre mon petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel colonial d'hier. J'aime bien cet endroit. Ça sent le bois ciré et la vue sur la mer est vraiment sympa. On a l'impression de vivre un siècle en arrière. Tout le monde se souhaite un "happy new year". Je prépare mon sac puis me rends à la gare routière à pied. Ce n'est pas trop loin. Le premier bus que je trouve est un bus privé. Il est plus confortable que d'habitude avec la clim. Bon, ce n'est le grand luxe non plus mais j'obtiens une place devant, à coté du chauffeur. Idéal pour voir les paysages. La route longe la mer jusqu'à Colombo. Belles plages, cocotiers et tout le tsoin-tsoin. Un petit vieux assis à coté de moi essaye de discuter avec moi. Je ne comprends absolument rien. Il parle un mélange de cinghalais et d'anglais incompréhensible. Dialogue de sourds qui ne dure heureusement pas très longtemps. La route est plutôt bonne. Les sri-lankais conduisent particulièrement mal. Soit ils sont lents et roulent au milieu en zigzaguant, soit ce sont des tarés qui foncent en dépassant à tout va en jouant du klaxon. Les chauffeurs de bus sont en général de la seconde catégorie. Celui d'aujourd'hui ne déroge pas à la règle. Ses dépassements sont parfois très limites. On parcourt les 125 kms en trois heures. C'est plutôt pas mal. Je découvre Colombo, la capitale. Urbanisation anarchique, rien de folichon apparemment. De la gare routière, un tuk-tuk m'accompagne jusqu'à mon hôtel, le "Nippon Hotel". Il parait qu'il s'appelle comme ça car durant la guerre les japonais l'occupaient comme centre de commandement. C'est un viel hôtel de l'époque coloniale. Il a l'avantage d'être central et pas trop cher. L'intérieur est désuet mais relativement propre. Pour deux nuits, ça m'ira parfaitement. Il est déjà 3 heures et j'ai vraiment la dalle. Il faut que je trouve un resto ouvert car beaucoup de boutiques sont fermées à cause du 1er. J'en trouve un assez chic dans une galerie marchande. Un plat srilankais délicieux. Les prix ont doublés par rapport à la province mais honnêtement ça valait le coup. Puis je déambule un peu dans les rues sans but précis. J'irai visiter la vieille ville demain. Le soir, j'essaie de trouver un boui-boui dans le quartier pour manger un bout. Pas grand chose d'ouvert. Je me rabat sur une boulangerie musulmane. Une viennoiserie et un soda feront l'affaire. C'est marrant, il y a un temple bouddhiste, une mosquée et une église cote à cote. Ici, les communautés religieuses ont l'air de vivre en harmonie. Pourvu que ça dure...